Randonnée - Calonne-sur-la-Lys
- Bruno
- 26 janv.
- 3 min de lecture
2026-01-25 - Calonne-sur-la-Lys / Mont-Bernanchon - Patrick Magnier
Nous étions 14 randonneurs, ce dimanche 25 janvier 2026, à nous lancer sur cette randonnée, qui devait nous mener de Calonne-sur-la-Lys à Mont-Bernanchon en une boucle de 19,3 km et 37 m de dénivelé.
Quelques informations sur l’itinéraire :
Pendant longtemps, les rivières ont servi d’autoroutes locales. On y faisait circuler le lin, les céréales, le bois… quand elles le voulaient bien. Et quand elles ne voulaient pas, elles débordaient, transformant la plaine en version très humide du paysage. Avantage inattendu : en période de conflits, ça compliquait sérieusement la vie des armées de passage. On peut dire que la Lys et les cours adjacents ont parfois fait office de service de sécurité naturelle.
Les habitants, eux, connaissaient les bons passages. Les chemins que nous avons empruntés ont été choisis parce qu’ils restaient praticables quand le reste ressemblait davantage à une piscine qu’à une route. Autrement dit, nous avons marché sur des itinéraires validés par plusieurs siècles d’expérience… et d’inondations.
Nous avons eu un terrain qui semblait plat, mais qui savait rappeler que, même ici, il faut parfois lever les pieds. Finalement, ce jour, la Lys est restée dans son lit.
Cette randonnée nous a permis de sillonner les berges du canal d’Aire-sur-la-Lys à La Bassée, dont on dit qu’une partie a été creusée, … à la main.
Nous avons découvert aussi, le long des berges et au détour d’un chemin forestier, des panneaux d’informations qui nous présentaient les différentes constellations observées par l’observatoire notamment d’astronomie, de Géotopia Mont-Bernanchon, un outil au service des habitants et des acteurs locaux pour accompagner les projets dans le domaine de la nature, valoriser le patrimoine naturel et sensibiliser à sa préservation, faire évoluer les pratiques et comportements afin d’accompagner la transition écologique du territoire et faire connaître ses actions et celles de ses acteurs en faveur de la protection de l’environnement.
Au terme des 10 premiers kilomètres, nous sommes arrivés à Mont-Bernanchon, dont le nom laissait imaginer une ascension mémorable… alors que le principal dénivelé s’est surtout trouvé dans nos estomacs.
Village de plaine par excellence, Mont-Bernanchon est entouré de champs, de canaux et de chemins bien droits. En guise de sommet, le vrai point d’intérêt, a été l’endroit où l’on a pu poser les sacs, s’asseoir, et répondre à l’appel stomacal.
Profitant de cette pause, nous avons rechargé les batteries, car après Mont-Bernanchon, le chemin continuait… et lui, il n’eut aucune pitié pour les estomacs trop heureux.
Au moment de quitter ce lieu hautement stratégique qu’est le Ch’ti Bar, les estomacs étaient plus lourds, et l’envie de rester assis peut-être très forte. Mais la randonnée, fidèle à elle-même, ne négociait pas. Les kilomètres restants n’avaient pas disparu pendant le déjeuner, nous l’avons constaté. Il a donc fallu se lever se lever, faire semblant que tout allait bien, et repartir d’un pas décidé, ou au moins crédible.
Les premiers mètres ont servi surtout à faire croire au corps qu’il n’était pas en digestion complète. Le rythme était volontairement sage, le temps que chacun se rappelle comment fonctionnaient les jambes après un déjeuner.
Il nous restait 9 km à parcourir, du même tonneau que dans la matinée pour regagner nos véhicules. Ce qui pourtant fut fait en moins de deux heures. Nos randonneurs du plat pays ont décidément de la bonne allure.
Au final, cette randonnée à rempli sa mission de permettre la découverte de territoires inconnus de certains, de raviver les souvenirs pour les autres, et maintenir la convivialité et la bonne humeur promises à chacune de nos sorties.
A bientôt sur de nouveaux sentiers.




















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