Randonnée - Nielles-les-Bléquin
- 19 mars
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 23 mars
2026-03-19 - Nielles-les-Bléquin / Seninghem - Patrick Magnier
Nous étions 15 randonneurs, ce jeudi 19 mars, à partir sur les sentiers de cette randonnée qui devait nous emmener de Nielles-lès-Bléquin à Seninghem et retour.
Cette boucle de 19 km, qui n’était au départ qu’une suggestion innocente de Philippe DEVYNCK… s’est transformée, entre mes mains, en petite épopée légèrement rallongée de deux kilomètres pour une raison hautement stratégique : manger. Parce qu’une randonnée sans pause déjeuner, c’est comme une tartine sans beurre… ça se fait, mais franchement, pourquoi se priver ?
À l’origine, ce parcours est prévu pour les amateurs de trail, ces êtres mystérieux capables de courir en montée en souriant. Mais ce jeudi, nous sommes restés dans une pratique plus humaine : nous avons marché, à une allure validée par la Fédération Française de Randonnée, ce qui signifie en langage courant : “on avance, mais on respire encore”.
🏰 La petite minute culture :
Le nom de Nielles-lès-Bléquin remonterait à une vieille racine signifiant “terre nouvellement défrichée”. Autrement dit : à une époque, quelqu’un a regardé un bout de forêt et s’est dit “tiens, et si je coupais tout ça pour m’installer ?” → naissance du village.
Quant à Seninghem, son nom vient d’un chef franc nommé Sino, qui avait manifestement décidé que toute sa famille, ses amis, ses cousins, et probablement leurs chiens aussi allaient vivre au même endroit. Résultat : “le village des gens de Sino”. Simple. Efficace. Pas besoin de comité de naming.
🚶♂️ Le parcours :
🌄Le matin :
Nous sommes partis de Nielles-lès-Bléquin par la Rue des Martyrs. Personne n’a été sacrifié lors de cette randonnée, je vous rassure.
Puis nous avons pris la direction de la Rue Horde (oui, ça commençait à faire beaucoup de noms rassurants…), avant une montée progressive jusqu’au kilomètre 4 où nous avons effectué notre première pause. Officielle. Légitime. Méritée (même si certains se disaient ne pas en avoir besoin, je l’ai lu dans les regards 😊 ).
Nous avons croisé une voie ferrée un peu spéciale : elle sert au rando-rail. Le concept ? Pédaler sur des rails.
Deux parcours existent :
Le Chevalier de la Chapelle (très boisé, ambiance forêt enchantée… ou film d’horreur selon la météo)
Le parcours d’Adelthur (plus ouvert, parfait pour admirer les paysages… et vérifier qu’on est bien essoufflé)
Dans les deux cas : montée à l’aller, descente au retour. Comme quoi, parfois, la vie est bien faite.
Ensuite, faux-plat, descente, arrivée à Watterdal… puis deuxième montée. Courte, mais suffisamment taquine pour réveiller nos mollets. Les bâtons sont entrés en scène comme des héros discrets.
Puis descente vers Seninghem et pause déjeuner au Trail-café. À ce stade, nous avons parcouru un peu plus de 10 km, et gagné le droit de dire : “on l’a bien méritée celle-là”.
🌄 L’après-midi :
Reprise tranquille… enfin, relativement… avec quelques rues au noms charmants, une pause à la Chapelle Notre-Dame des Ardents, une des plus anciennes chapelles du département, édifiée en 1604. Puis la dernière montée, un peu bouse au départ, bien pentue sur certaines parties, celles qui testent le moral, celles où nous avons regardé nos bâtons comme des partenaires de vie.
Au sommet, nous sommes passés entre le Mont Bart et le Mont du Lusquet, points culminants du parcours. On peut dire qu’on a “pris de la hauteur” (même si ça ne se voit pas forcément sur les photos).
Arrêt à la Chapelle Notre-Dame-du-Mont pour une pause culturelle (et surtout récupérer discrètement). Cette Chapelle a été édifiée
Et là, rencontre avec deux pilotes de moto-cross, qui valu à Philippe Jud, de nous offrir une démonstration de ses qualités de co-pilote. Un moment « sensation » de notre randonnée.
Puis une descente que nous avons négocié avec délicatesse” (traduction : pour éviter de finir sur les fesses), avant de retrouver la voie de rando-rail.
Enfin, les deux derniers kilomètres… et là, après la séance d’étirements, proposée par Françoise, séance devenue indispensable, le Graal : nos voitures, fidèles, accueillantes, avec sièges rembourrés, nous ont offert le moment émouvant des retrouvailles.
Merci à Yvon, notre serre-file du jour et grâce à qui personne n’a été oublié.
Merci pour votre agréable compagnie et à Samedi pour la Randonnée du Printemps.























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