Randonnée - Via Francigena (étape 4)
- 15 mai
- 4 min de lecture
2026-05-14 - Mimoyecques - Forêt de Guînes - Patrick Magnier
Nous étions 16 à nous retrouver pour la poursuite de notre périple sur la Via Francigena.
Rappelons que :
Pour la première étape, Calais – Sangatte, nous étions 13 à nous lancer dans cette aventure. Ce fut d’ailleurs une épopée côtière digne des grands voyageurs, avec un parfum d’iode, de sable dans les chaussures… et d’humidité jusque dans les pensées. On pouvait presque assurer que la pluie, quasi incessante, avait été envoyée par Sigéric lui-même pour bénir nos débuts… ou pour vérifier notre motivation.
La seconde étape, Sangatte – Wissant, s’est déroulée sous des cieux bien plus cléments. Nous étions 18 à poursuivre ce cheminement, empruntant au passage quelques portions de la randonnée des 40 ans de notre association… histoire de joindre l’utile au symbolique, et parfois le sportif au philosophique.
La troisième étape, Wissant – Mimoyecques, fut particulièrement venteuse. Nous nous sommes retrouvés à 19 pour goûter aux dénivelés du Boulonnais… ainsi qu’à quelques rafales capables de nous recoiffer gratuitement. Le mont de Couple, où nous devions passer, n’était malheureusement pas accessible… mais ce n’est que partie remise. Un sommet ne se débarrasse pas de nous aussi facilement.
Pour les 3 premières étapes, nous avions parcouru 71,2 km dont 33 km de Via Francigena. Avec l’étape de ce jeudi 14 mai, nous avons ajouté 25,5 km dont 10,5 sur cet itinéraire appelé aussi GR 145.
Approchant la centaine de kilomètres au terme de ces quatre étapes, certains ont commencé à solliciter leur deuxième paire de mollets.
On peut le dire… nous entrons doucement dans la légende… 🤗
La randonnée du jour :
Départ : Forteresse de Mimoyecques. Nous avons commencé par une petite grimpette, définition variable selon l’état de nos cuisses de ce matin, pour atteindre le Chemin des Poissonniers, début de la Via Francigena.
Direction Landrethun-le-Nord, village de 1242 habitants.
Une petite légende, au passage :
À la Fontaine des Neuches, associée aux pierres des Neuches, coule une source, sur la gauche de la route qui mène à Ferques, et qui a, dit-on, « la propriété de fournir aux vrais croyants un breuvage délicieux la veille de la Saint-Jean d’été, à minuit très précis. »
Il faut seulement être à jeun et en état de grâce, comme de raison. Alors on peut à loisir s’abreuver d’un vin excellent qui ne coûte rien… que la peine de boire à la fontaine.
La croyance était si forte qu’à la veille de la Révolution, plusieurs habitants de Landrethun confessèrent s’y être rendus pour attendre minuit… mais pris de panique quelques instants avant l’heure, ils repartirent précipitamment.
Je n’ai malheureusement trouvé aucune information sur les dates et heures d’une éventuelle prochaine dégustation… ni sur la possibilité de réservation en ligne.
A la sortie de Landrethun, le sentier qui suivait a nécessité un peu d’exercice d’équilibre, car les ornières étaient remplies d’eau suite aux pluies de ces derniers jours. Disons que certains passages relevaient autant de la randonnée que du ballet contemporain.
Il nous a mené à Caffiers, village de 752 habitants, où nous avons opéré une première pause, après 4,5 km de marche. Nous avons traversé ce village et emprunté un chemin contigu au Sentier des Croisettes sur quelques kilomètres.
Nous sommes arrivés, après 8 kilomètres de marche, à l’entrée de la Forêt de Guînes, que nous avons traversé sur 4 km. A la sortie du sentier forestier, nous sommes arrivés au parking situé à quelques pas de la Colonne Blanchard, monument édifié à la mémoire des aéronautes Blanchard et Jeffries qui ont traversé la Manche en ballon gonflé à l’Hydrogène.
Nous avons tenu la deuxième pause de la matinée, au terme des 12,5 premiers kilomètres de la matinée.
Cet endroit constituait également la fin de la partie Via Francigena de notre itinéraire. Nous avons pris alors la direction de Guînes, pour entamer la boucle retour de la randonnée, et faire la pause déjeuner au Café « Le Duc de Guise », moment spirituel très attendu, et généralement unanimement approuvé.
Alors que nous étions tous prêts à repartir, Jupiter Elicius eut l’idée d’ouvrir grandes les vannes et de nous envoyer une averse à traverser nos capes. Après concertation, débat animé, et vote à main levée, nous avons décidé de reprendre notre cheminement, ce qui finalement tombait bien, la pluie avait quasiment cessé.
Après la traversée de Guînes, nous avons pris la direction de Hames-Boucres, 1.439 habitants, en suivant une partie d’une petite randonnée « Le sentier de la Planche Tournoire ». où seul le nom tourne.
Nous avons enchaîné avec quelques pas sur « Le sentier de Leulingues », qui nous a mené à Pihen-lès-Guînes, 545 habitants. Après la traversée de ce charmant village, nous avons retrouvé le sentier par lequel nous avions terminé la 3ème étape de la Via Francigena, au niveau du Chemin des Poissonniers, avant de redescendre vers le parking de la forteresse de Mimoyecques où nous attendaient nos véhicules… fidèles, silencieux, et nettement moins fatigués que nous.
Merci à nos serre-files du jour, Patricia et Philippe et merci à vous, sans qui, ce cheminement sur la Via Francigena, ne serait pas.
Rendez-vous pour l’étape 5 : Forêt de Guines – Licques le 28 juin prochain.























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