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Randonnée - Les Pyramides Noires

  • 29 mai
  • 3 min de lecture

2026-05-28 - Carvin - Libercourt - Oignies - Patrick Magnier


Nous étions 9 randonneurs à nous lancer sur ce deuxième épisode de la série « Les Terrils », avec ce jeudi 28 mai, un petit tour sur les Pyramides noires situées sur les communes de Carvin, Libercourt et Oignies.


Cette randonnée avait été programmée le 15 février dernier mais, à cette époque, les pyramides noires étaient… blanches. Un épisode neigeux avait semé une joyeuse zizanie et transformé le bassin minier en station de sports d’hiver low-cost. Avec la canicule de ces derniers jours, elles avaient heureusement retrouvé leur couleur d’origine… et quelques degrés supplémentaires au passage.



Pour commencer, nous nous nous sommes dirigés vers le premier terril, situé dans le parc de la Tour d’Horloge à Carvin. C’est un endroit où nature et histoire se rencontrent harmonieusement… un peu comme nous ce jeudi : certains étaient là pour la randonnée, d’autres pour l’apéro de midi, d’autres pour taquiner la carpe (😉) mais tout le monde avait le sourire en cette belle journée de printemps.


Le parc tire son nom de la Tour d’Horloge, un ancien bâtiment du XVIIIe siècle qui domine le paysage et ajoute une touche pittoresque à l’ensemble. Une sorte de Big Ben minier… mais avec moins de brouillard et davantage de moustiques.


Au bout d’une demi-heure de marche nous nous sommes arrêtés pour nous désaltérer et prévenir la soif qui allait se manifester tout au long de la journée.


Puis, nous avons emprunté quelques sentiers tracés autour des terrils avant d’arriver au Bois d’Epinoy, où nous avons observé une deuxième pause. Nous avions alors parcouru environ 5 kilomètres… soit officiellement “la mise en jambes”, même si certains mollets avaient déjà envoyé une lettre de protestation.


Nous avons poursuivi vers le deuxième terril : le Terril du Téléphérique, situé sur la commune de Libercourt. C’est le seul terril à avoir été édifié grâce à un téléphérique dont les bennes déversaient les déchets d’exploitation du charbon. Depuis, la nature a repris ses droits sur le site, avec un marais et une étonnante forêt. Nous avons découvert une végétation remarquables.


Ce terril fait partie de la chaîne des Pyramides noires. Cependant, certains sentiers restent encore fermés pour des raisons de sécurité. Même les terrils savent dire “non” quand il fait trop chaud.


Nous avons retrouvé Oignies par la Résidence du Verger puis la Résidence Perdsemence. Nous avions alors parcouru une dizaine de kilomètres, toujours ponctuées de nombreuses pauses.


À ce stade, les conversations devenaient généralement plus philosophiques : “Pourquoi je me suis inscrit ?”, “Il reste combien ?” ou encore “ Qui a eu cette brillante idée ?”.

La troisième partie de la matinée nous a mené jusqu’à notre pause déjeuner. Nous nous sommes installés au 9-9 bar, où une table nous avait été réservée. A signaler le très bon accueil reçu.


Nous avons enchainé l’après-midi avec le troisième terril, le 110 de la Fosse 9-9 bis. La pause de midi nous avait reboosté et c’est d’un pas assuré que nous avons gravi la pente qui nous a mené au sommet. Tout allait bien, nos mollets fonctionnaient encore correctement et nous avons bénéficié de panoramas exceptionnels sur le bassin minier.


Nous avons poursuivi par le Parc des Hautois, puis le long du canal de la Deûle, avant de traverser quelques sous-bois et une zone artisanale qui nous nous a ramené à notre point de départ, moment toujours émouvant où chacun retrouve sa voiture avec plus d’affection qu’au départ.


Merci à Yvon qui a assuré sa mission de serre-file avec brio et veillé à ce que personne ne se transforme en fossile du bassin minier avant la fin de la randonnée.


Merci pour votre participation.

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