Randonnée - Wimille
- 3 juil.
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2026-07-02 Le Sentier Impérial revisité - Patrick Magnier
Nous étions 20 randonneurs à partir sur les traces de Napoléon — enfin, ses traces, son ambition et quelques boulets — avec le Parcours Impérial ! Un petit tour, qui nous promena du bord de mer jusqu’à l’intérieur des terres, parcours idéal pour brûler les croissants pris au café du matin.
Le temps maussade au démarrage s’est dissipé au fur et à mesure de notre avancée, pour faire place, en début d’après-midi, à un soleil radieux.
Que reste‑t‑il du camp de Boulogne ? Des rêves de conquête, quelques canons rouillés et quelques lieux, emblématiques, qui ont marqué l’histoire boulonnaise. Entre 1803 et 1805, 120 000 hommes ont posé leurs valises (et leurs tambours) ici pour menacer l’Angleterre — autant dire que les habitants ont dû apprendre à partager leur pain et leurs caves.
Transformations visibles (et bruyantes) :
Le littoral s’est musclé : ports agrandis, côtes rebaptisées « Côte de Fer » et un camp divisé en deux — celui de gauche et celui de droite (ce dernier donnera son nom à une rue bien connue de Boulogne, la Rue du Camp de Droite), camp divisé disais-je, pour que personne ne se dispute la meilleure vue sur l’ennemi. Oui, Napoléon a campé ici… et si vous cherchez son selfie, il faudra allez plutôt au château de Pont‑de‑Briques.
La boucle de ce jour : Un circuit bien balisé (pour ne pas se perdre). Départ de la Colonne de la Grande Armée — érigée par des soldats qui avaient visiblement du temps et du talent pour la déco. Vingt kilomètres, des édifices, des paysages… et des panoramas qu’on a envie de revoir, souvent.
Paysages authentiques (et un peu romantiques)
La vallée du Denacre défile : manoirs en pierre, fermes, étangs, cascades et oiseaux qui se prennent pour des chanteurs d’opéra. Ici l’histoire se rappelle à nous entre maréchaux, guerres et fêtes où l’on battait la mesure. On y pêchait, on y flirtait, on y glissait des mots doux sur les ponts — parfois recouverts d’une cascade complice.
Panoramas exceptionnels (dont la mémoire de nos portables a conservé de nombreux clichés) Après Wimereux et sa digue stylée, la Pointe de la Crèche nous a offert une vue sur le port de Boulogne. Au bout de la digue sud, les vagues, poussées par le vent, provoquait des gerbes majestueuse.
Puis, la pause obligatoire, au café du Moulin Wibert, où nous étions attendus. Accueil chaleureux, comme l’an dernier, qui avait valu à une randonneuse un brossage d’arrière‑train, devenu dit-on, une spécialité locale).
L’après-midi connut le dénivelé le plus important de la randonnée. Après la visite de la stèle de la Légion d’honneur, nous sommes passés par Nausicaa (que Napoléon n’a pas fréquenté), apercevant par une grande baie vitrée quelques lions de mer.
Puis nous avons gagné les hauteurs de Boulogne par un escalier de 176 marches, et poursuivis par moults descentes et remontées de rues à destination des remparts. Une entrée par la Porte des Dunes, le contournement par le sud et la sortie par la Porte Neuve.
Notre cheminement s’est poursuivi par le quartier du Dernier-sou, le quartier de Beaurepaire, la Rue de l’Aiglon et pour clore cette balade, la Rue Napoléon.
Bref, 200 ans d’histoire condensés en quelques pas et beaucoup d’émotions (et quelques courbatures).
Le rôle de Serre-file du jour fut assuré par Patricia.
Merci à tous pour votre fidèle participation, et bonne randonnée ce dimanche pour ceux qui y participent, avec Marie PRIEM, sur le Sentier des 3 clochers à Mametz.
Rendez-vous jeudi 9 janvier pour la randonnée à Ploegsteert.























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