Randonnée - Givenchy-en-Gohelle
- 1 mars
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2026-03-01 - Vimy - De la Forêt domaniale au Terril de Pinchonvalles - Patrick Magnier
Nous étions 11 randonneurs, ce dimanche 1er mars, pour la randonnée Givenchy-en-Gohelle – Vimy, un circuit de 20,3 km et 303 m de dénivelé. Oui, 303 m… mais en cumulé. Plus de peur que de mal, nous n’avions pas l’Himalaya à escalader avant le café.
Nous avons marché entre deux mémoires. Celle des gueules noires d’abord, en direction du majestueux Terril de Pinchonvalles. Ce géant de schiste, long comme un paquebot échoué dans les champs, classé à l’UNESCO, qui s’étire sur 1,5 km. Autrefois amas de résidus miniers, il est devenu un balcon naturel sur le bassin minier. On y grimpe tranquillement en colimaçon, le temps de voir défiler les paysages d’Artois, les anciens sites d’extraction et les terrils voisins qui ponctuent l’horizon comme des vagues figées.
La nature a repris le gouvernail. Là où le charbon dominait, ce sont désormais les bouleaux, les oiseaux et quelques reptiles amateurs de bains de soleil qui occupent les lieux. Marcher ici, c’est sentir le passé industriel sous ses semelles tout en respirant une nature revenue avec panache.
Après cette première boucle, ponctuée de chemins encore très … humides, et les chaussures noircies par les résidus de charbon encore présents, mélangés à la terre collante qui ne nous ont pas empêchés d’effectuer une descente maîtrisée, nous avons pris la direction du Bois des Bruyères, direction Givenchy pour le moment stratégique de la journée : la pause déjeuner au Café de l'Érable. Son nom annonçait la couleur. L’après-midi serait canadien.
Après un passage obligatoire par une voyette, nous avons entamé alors la montée vers le Mémorial canadien de Vimy, dressé au sommet de la crête. Deux pylônes clairs qui semblent vouloir écrire quelque chose dans le ciel. Conçu par Walter Seymour Allward, le monument porte les noms de plus de 11 000 soldats disparus lors de la bataille d’avril 1917. Ici, le vent paraît parler plus bas. Les pas se font plus lents. On n’est plus seulement en randonnée, on est en présence d’un lieu qui raconte le courage, le sacrifice et une page fondatrice de l’histoire canadienne.
Le parcours nous a mené ensuite à travers la forêt domaniale de Vimy, le Chemin de la Vignette et le Petit Vimy, avant un retour paisible vers le parking où nos véhicules, héroïques gardiens statiques, nous attendaient sans avoir transpiré.
Notre petite équipe n’a pas manqué de courage pour affronter un dénivelé que les mollets, habitués aux chemins du plat pays, ne rencontrent pas souvent. Et nous avons traversé chemins en sous-bois, et sentiers forestiers, d’un pas vitaminé, la beauté des paysages, s’ajoutant au bonheur d’être ensemble sur cette escapade.
A bientôt pour une autre aventure.





















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