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Randonnée - Bainghen

  • 27 févr.
  • 3 min de lecture

2026-02-26 - Bainghen - Patrick Magnier

Ce jeudi 26 février 20 randonneurs du plat pays étaient de sortie à Bainghen, pour une randonnée, où l’on part de quelque part pour revenir exactement au même endroit… mais en plus fatigué et ravi. Un voyage intérieur vallonné.

Entre temps, nous avons effectué une escale à Surques pour la pause déjeuner, parce que 20 km, ça ouvre l’appétit.

Nous avons traversé une série de villages charmants aux noms qui finissent presque tous par “-hen”, preuve irréfutable que nous étions en plein cœur du pays boulonnais. Bainghen, Herbinghen, Surques, Nabringhen, Hocquinghen : un vrai festival linguistique pour GPS hésitant.

Ces communes sont situées dans le Parc naturel régional des Caps et Marais d'Opale, et s’inscrivent à la jonction des « paysages boulonnais » et des « paysages des coteaux calaisiens et du pays de Licques ».



Nous sommes donc partis de Bainghen pour rejoindre un versant du Mont Sauret, qui n’a rien à voir avec le carnaval, ça se saurait, et en direction du Mont Dauphin, sans dauphins, sur la commune de Nabringhen, et à quelques hectomètres du Col des Quatre Vents. Oui, dans le pays boulonnais on a aussi des cols.

Puis, en suivant un bout du GRP du pays boulonnais, nous avons pris la direction de Herbinghen, que nous avons atteint au termes de 8 km et d’une belle descente. Nous en avions terminé avec l’altitude pour cette journée.

Nous avons alors bifurqué vers Surques, au rendez-vous de nos sandwiches, en passant par le Hameau de Larville. Nous avions parcouru un peu plus de 12 km et franchis la plus haute partie de notre escapade.

L’après-midi fut nettement moins vallonné, même si quelques bosses nous ont demandé un réel effort, et nous a emmené par sentiers et petites routes vers Hocquinghen.

A mi-parcours de l’itinéraire de l’après-midi, nous sommes tombés nez à nez avec un cours d’eau large de plusieurs mètres, bien décidé à tester notre sens de l’équilibre. Pour l’affronter, quelques âmes charitables avaient disposé des poutres et de grosses pierres, dessinant une sorte de parcours d’accrobranche version aquatique.

Je m’engageais avec la concentration d’un funambule en mission diplomatique, et puis vint le moment héroïque.

Une randonneuse, qui était pour la première avec le groupe du jeudi,  s’élança à son tour, sûre de son pas, telle une exploratrice conquérant un nouveau continent. Mais la pierre, perfide et lustrée comme une savonnette olympique, en décida autrement. En une fraction de seconde, ce qui devait être une traversée triomphale se transforma en figure libre improvisée… pour un atterrissage magistral, fessier en première classe, directement dans l’eau. Plouf.

Un plouf franc, honnête, sonore. Le genre de plouf qui réclame un replay.

Me portant à son secours, en adoptant l’allure dramatique d’un sauveteur de série télé, je l’ai aidée à regagner la berge, trempée mais indemne, avec ce regard qui dit à la fois “tout va bien” et “je vais entendre parler de ça pendant dix ans”.

Rassurée sur son état de santé, le sérieux s’est évaporé plus vite que ses chaussettes au soleil. elle a bien ri de cette première, donnant le ton. Les commentaires ont alors fusé : analyse technique de la glissade, note artistique du plongeon, suggestion d’inscrire la figure aux prochains Jeux de la Randonnée Synchronisée, ou remake d’Alerte à Malibu.

Quelques hectomètres plus loin, nous avons effectué un 180 degrés, pour reprendre la direction de Bainghen, en repassant par Herbinghen.

Philippe assura le rôle stratégique de serre-file. Rien ni personne ne fut abandonné.

Merci à tous pour cette journée mémorable.

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