Randonnée - Alembon
- 17 juil.
- 2 min de lecture
2026-07-16 - Le Ventu d'Alembon - Patrick Magnier
Ouf... on respire ! Quelques degrés de moins... on a retrouvé enfin une température compatible avec l'activité physique. Les glaçons pouvaient retourner au congélateur et les mollets reprendre du service. Mais l’avaient-ils perdu ???
Ce jeudi, nous étions 14 à randonner sur Le Ventu, une boucle de 20,5 km et 251 m de dénivelé.
Bref... du grand classique. Rien de méchant. Enfin... c'est ce que dit toujours l'organisateur avant le premier faux plat.
Notre aventure a débuté à Alembon, charmant village dont le nom viendrait du germanique Aliso (l'aulne) et du saxon born (l'arbre). En résumé, cela signifie « l'aulnaie ». Les érudits noteront qu'en 1084, le village s'appelait Elemborn. Les autres retiendront surtout qu'on ne s'est pas donné rendez-vous à cette heure pour un cours de linguistique médiévale.
Ici, le vent est chez lui depuis toujours. Il a façonné les haies, orienté les fermes, accompagné les paysans... et aujourd'hui, il se chargera surtout de sécher les fronts des plus courageux.
Le Ventu n'est pas le toit du Pas-de-Calais. Il ne cherche pas à battre des records d'altitude. Lui, il préfère offrir de magnifiques panoramas... histoire de faire oublier les quelques montées qui permettent de les admirer.
Au sommet, nous avons pris le temps de regarder autour de nous. Les vallées se déroulaient comme une carte en relief, les villages apparaissaient les uns après les autres, et chacun pouvait discrètement reprendre son souffle en faisant semblant d'admirer le paysage.
Pour agrémenter la journée, j’avais proposé un petit défi : repérer une ancienne borne en pierre ; une buse en vol stationnaire ; une orchidée sauvage (sans la cueillir) ; le clocher de Licques ; un papillon bleu (Argus ou Azuré).
Des points bonus étaient attribués à celui ou celle qui aurait aperçu simultanément les cinq... Seuls le clocher de Licques et une borne, en bien mauvais état furent trouvés. Ajoutons qu'une biche, apparue au détour d’un chemin, disparue tout aussitôt.
Nous sommes donc partis de Alembon. empruntant quelques hectomètres de la Vallée Madame, qui selon la tradition locale, devrait son nom aux rendez-vous galants qui s'y tenaient autrefois entre damoiselles et damoiseaux.
Cap ensuite sur le Mont Copin, puis Bainghen.
Au kilomètre 12, halte stratégique à Herbinghen, nous avons satisfait à la pause déjeuner. Pas de café cette fois mais un repas tiré du sac sur de vraies tables de pique-nique.
Après le déjeuner, direction Licques, vieille connaissance, où à force d'y passer, nous allons finir par demander la carte de fidélité.
Nous avons poursuivi notre cheminement sur le GR 128, que nous avions déjà emprunté le 28 juin dernier, mais cette fois dans le sens de la montée. D’abord d’un pas hésitant, et finalement, se motivant les uns, les autres, cette ascension fut réalisée sans difficulté.
Puis, ont défilé le Mont de Sanghen, le Mont d'Éclemy et le Mont de la Taonnerie, avant une belle descente qui nous a ramené tranquillement jusqu'à nos véhicules stationnés à Alembon.
Notre serre-file du jour, Patricia assura sa mission avec l’efficacité qu’on lui connaît.
Merci pour votre présence, et rendez-vous à la rentrée pour de nouvelles aventures.
Patrick



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