Randonnée - Ploegsteert
- 10 juil.
- 3 min de lecture
2026-07-09 - Canal, bois et étangs à Ploegsteert - Patrick Magnier
Les températures excessives que nous connaissons actuellement, n’ont pas eu de prises sur les 10 courageux, qui se sont lancés à l’assaut du Bois de la Hutte à Ploegsteert, et de ses 40 m de dénivelé du petit raidillon.
Car oui, le soleil était encore avec nous ce jeudi 9 juillet et non, il n’a pas transformé nos mollets en purée avant la fin, parce que les 23,8 km qui nous attendaient avaient signé un accord de modération, ponctué de nombreuses pauses hydriques.
Notre expédition nous a fait voyager entre Frelinghien, Houplines, Armentières, Ploegsteert, Warneton et retour à Frelinghien. Une randonnée internationale, s'il vous plaît ! Sans passeport, sans douane, mais avec quelques gouttes de sueur comme taxe de passage.
Les premiers kilomètres longeaient la Lys. Tels des funambules un peu moins élégants, nous avons alterné entre la France et la Belgique. Au 4ᵉ kilomètre, le Pont Bayart nous permit de changer de rive. Ce fut notre unique changement de continent de la journée.
Après avoir contourné le cimetière d'Armentières, nous avons franchi la frontière belge jusqu'au Jardin des Portes de France. Malgré malgré son nom, personne n’eut besoin de son trousseau de clés. Nous avons longé ensuite le parc des Prés du Hem avant de rejoindre Ploegsteert par la Rue de la Clef de Hollande. Pourtant, cette randonnée n’était pas sponsorisée par un serrurier.
Petites routes, chemins ruraux, pas de flaques que Dame Nature aurait pu mettre sur notre chemin, si elle avait été d'humeur joueuse... tout cela nous amena jusqu'à Ploegsteert, avant d'attaquer le Bois de la Hutte.
C’est à cet instant que le débat arriva. Après discussion animée, et vote démocratique, nous avons décidé de changer le lieu de la pause pique-nique, substituant, une terrasse du Café de la Grand Place, aux tables de pique envisagées un peu plus loin, mais qui, vu l’orientation du soleil, auraient été sans une miette d’ombre. Notre passage à cet endroit quelques instants plus tard, nous confirma notre bonne décision.
Après le déjeuner, nous arrivâmes donc au moment que certains redoutaient déjà : une montée de... 200 mètres ! Oui, seulement 200 mètres, mais suffisamment raides pour faire croire à nos cuisses qu'elles escaladaient l'Himalaya. La bonne nouvelle, c'est qu'après, ça descendait. La mauvaise, c'est que ça descendait presque aussi fort. Les genoux eurent donc, eux aussi, leur moment de gloire.
Nous sommes ensuite passés devant les tables de pique-nique, qui pensaient nous accueillir comme des stars, mais finalement, elles nous boudèrent voyant que nous passions en les ignorant.
Commençait alors à partir de cet endroit une région marquée par les combats de la Première Guerre mondiale. Les nombreux cimetières militaires entretenus avec soin nous rappelèrent cette histoire et nous invitèrent naturellement à un moment de recueillement.
Nous découvrîmes également le mémorial de la Trêve de Noël 1914, qui évoque cette incroyable parenthèse où des soldats adverses ont échangé quelques ballons plutôt que quelques obus. Comme quoi, le football a parfois réussi ce que la diplomatie peinait à faire.
Nous avons repris ensuite notre route vers Warneton par le Chemin de la Poterie, le Chemin du Bon Coin, la Briqueterie et les étangs.
Enfin, Frelinghien apparut au bout du chemin. À cet instant précis, deux catégories de personnes se distinguèrent : celles qui disaient « Finalement, ça allait ! »... et celles qui prétendirent qu'elles auraient facilement pu faire dix kilomètres de plus. Étrangement, ce furent les mêmes qui montèrent en voiture en premier.
Patricia assura son rôle de serre-fil avec la rigueur qu’on lui connaît.
Cette randonnée fut difficile compte tenu des conditions météo.
Un grand bravo à toutes et tous pour cet exploit.
Rendez-vous pour la randonnée « le Ventu » le jeudi 16 juillet, dernière sortie avant la pause estivale.



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